BASES TECHNIQUES DU FREESTYLE PARTIE 2

par | Découverte

Compléments d’informations sur la mise en exécution du temps de touche.

Nous venons de voir ensemble l’importance du temps de touche dans l’apprentissage du Freestyle Ball, ainsi que les mécanismes physiologiques et cognitifs qu’ils provoquent. Il faut comprendre que pour augmenter la phase d’apprentissage et donc de création du chemin sensoriel que les terminaisons nerveuses créent au fur et à mesure des répétitions, l’utilisation d’un ballon gonflé au minimum à 1.5 bars est fortement conseillée, car plus le ballon sera dur et plus le freestyleur ressentira la balle et donc accélérera la période d’apprentissage de la jonglerie et d’un mouvement de Freestyle spécifique. Par conséquent, la création du chemin sensoriel ne sera que plus rapide.


Exemple :
Au début, le chemin est une petite forêt où les arbres, les buissons et les branchages se succèdent. Et à chaque répétitions, avec une exagération du temps de touche, cette petite forêt est rapidement entrain d’être habilitée, les arbres sont coupés, le sol goudronné, et une fois la phase d’apprentissage terminée cette petite foret est devenu une autoroute où les terminaisons nerveuses circulent à 300km. Le temps de touche doit donc être accompagné d’un ballon gonflé au minimum à 1.5 bars, ce qui en plus
d’accélérer l’apprentissage, va améliorer la maîtrise de la balle. Alors qu’une balle molle ou légèrement gonflée ne vous donnera pas la possibilité de travailler le temps de touche de façon optimale.

L’importance du temps de touche chez les experts

Les experts réduisent naturellement leurs temps de touche une fois celui-ci maîtrisé. Puis, ils se dirigent vers des niveaux de gonflage entre 0.70 et 1.05 afin de profiter de l’écoulement d’air provoqué autour du ballon. Ce qui change la nature de la vitesse donnée au ballon, en fonction d’un mouvement donné.

Exemple :
La vitesse de rotation donnée au ballon pendant un tour du monde, qui est elle même proportionnelle à l’énergie mécanique (créée par le freestyleur) et absorbée par une balle gonflée entre 0.70 et 1.05 bars.

Approche scientifique de la réalisation d’un tour du monde, pour un expert utilisant une ballon gonflée entre 0.70 et 1.05 bars.

Au moment où le freestylers lifte son ballon pour réaliser un tour du monde, l’air exerce sur le ballon une force opposée au mouvement. La traînée de sillage, bien plus grande que la traînée due au frottement visqueux, celle-ci est proportionnelle à la section transverse du ballon, au carré de la vitesse de l’écoulement, à la masse volumique de l’air et à la moitié d’un certain «coefficient » : Le « Cx ». Ce dernier est proche de 0.5 pour une sphère, un ballon (de rayon 11 centimètres), pesant 0.4 kilogramme et se déplaçant dans l’air (dont la masse volumique vaut ici 0.8 kg/m3) à une vitesse de 11 kilomètres par heure subit ainsi, à cause de son sillage, une traînée égale à son poids, soit environ 1 newtons. Il ralentira autant dans la direction de la vitesse qu’il accélérera en tombant. Donc, pour enchainer les tours du monde, celui-ci devra réaliser des trainées de sillage quasiment identiques toutes les 2 répétitions, pour conserver la même masse volumique et donc de vitesse

Base technique de la recherche du temps de touche hors utilisation d’un ballon gonflé entre 0.70 et 1.05 bars

Cette méthode consiste à partir du principe de la 1ère Loi de Newton en utilisant un système pseudo isolé, le système représente le ballon et le freestyleur qui jongle avec un ballon qui effectue une oscillation verticale du bas vers au haut, puis du haut vers le bas avec comme fin de cycle une réaction tangentielle entre le pied du freestyleur et la balle.

En clair, pour mieux ressentir la balle, le freestyleur doit attendre que la balle soit en phase descendante et non ascendante.

Exemple :
Lorsque vous réalisez un crossover et que vous sautez vers la balle alors que celle-ci est toujours en phase ascendante, vous avez alors plus de 99% de chance de perdre le contrôle de la balle ou d’avoir une maitrise de l’orientation donnée à la balle totalement hasardeuse dû au fait que vous venez de donner à une force ascendante de la vitesse et de la puissance supplémentaire. Résultat, vous perdez totalement le contrôle de la situation et vous ratez votre mouvement.


Pourquoi tout le monde explique qu’un TATW réussi est un TATW où le tour du monde est effectué au ralenti ?


Car au moment où vous réalisez le lifte du tour du monde pour partir en crossover, la balle a tout simplement le temps de passer d’une phase ascendante à une phase descendante. Il existe des solutions pour les personnes qui souhaitent tout de même préserver de la vitesse durant un TATW. Lors d’un TATW, réaliser le mouvement au plus proche du sol de cette manière, vous réduisez le temps d’attente entre la phase ascendante et descendante du ballon et hop le tour est joué.

Ce principe est exactement le même pour tous les mouvements de Lowers, je vous laisse tenter l’expérience de vous même, et donc constater la chose. C’est de la physique pure et simple, mais basique.

Dernière petite information sur le principe de phase ascendante et descendante !
Cette technique revient à utiliser, là encore, le temps de touche.

Car, lorsque la balle passe d’une phase ascendantes à une phase descendantes, sa vitesse et donc sa masse augmente donc malgré le fait que vous ayez allégé le gonflage de votre balle. Vous bénéficierez quand même d’un temps touche optimal dès votre contact avec la balle à la fin de sa phase descendante. Au niveau sensoriel, les choses seront idéales, le temps de touche sera présent car la balle aura gagné entre 0.3 et 0.5 bars juste sur cette légère phase descendante et vous pourrez continuer à enchainer vos skills, tout en utilisant l’effet de lifte que vous donnez au ballon pendant certains mouvements ou autres spécificités physiques propres à un mouvement exercé sur le ballon.


Conclusion, le temps de touche est la base technique numéro 1 du Freestyle Ball et les phases ascendante et descendante représentent un prolongement du temps de touche.

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